Actualité

Ronny Delrue

3 mars 2020

ronny Delrue

Nous emmenant au-delà de la peinture, Ronny Delrue expose l’installation « Protected Trees » ainsi qu’une série de dessins inédits dans le nouvel espace de la galerie Cerami. Sept globes en verre abritent chacun une branche d’arbre. Chaque globe est fiché sur un piédestal peint sans aucun éclat. Des branches atrophiées apparaissent. On pénètre avec retenue dans cette forêt figée. La lumière s’avère d’une crudité médicale. Le bois vibre, écorché vif ; la peinture surgit comme un emplâtre ; des pustules de couleur constellent la surface du verre. Sous l’arcature de métal qui abrite le tout nouvel espace de la galerie Cerami, l’installation Protected Trees résonne comme un cri dans le silence d’une morgue. Sept Merveilles du monde… Sept péchés capitaux… Symbole de vie éternelle chez les Egyptiens, le mythique chiffre sept est aussi celui de la planète Terre du Petit Prince. Confidence en aparté : le fils de l’artiste gantois Ronny Delrue est fortuitement à l’origine de cette installation d’une force plastique implacable. Le jeune garçon avait ramassé toutes ces branches pour les entasser dans sa chambre, dans un geste de nécessité. Ainsi, Delrue a pu prélever quelques trophées compulsifs pour les métamorphoser en Protected Trees. Réceptacle de la statue d’un saint, d’une relique ou de tout autre curiositas, le globe est devenu depuis les Bomb Child (2007) une forme d’art à part entière dans les mains de l’artiste graveur, peintre, céramiste, dessinateur, sculpteur. En 2018, Ronny prit ces cloches de verre comme support de départ pour y apposer des points noirs. Il poursuit ici sa démarche en la complexifiant : points à l’acrylique, craie et huile distillent une inflexion picturale très subtile quand les strates de couleur donnent au verre la force d’une image, à l’instar de vitraux. Franchissant ces deux premiers niveaux, le regard se porte sur une branche fixée sur le support devient à la fois sculpture et peinture. Contrecarrant la nature morte, Delrue insère artificiellement de petites ramures, inclinées vers le bas : « Cette forêt pleure. Elle est la trace du monde actuel, à l’image de tous ces oiseaux qui ont déjà disparu. Protégés par un globe, lui-même atteint aussi par la pollution, ces arbres constituent un paysage-portrait. » Implacable, la lumière joue sur cet art de la peinture en 3D qui nous fait tourner autour de la structure pour percevoir le reflet du monde : « J’exploite ma liberté de peindre en incluant une certaine poésie. Cette forêt peut sembler complètement imaginaire or elle traduit une question environnementale importante. » Courtesy Galerie Jacques Cerami – Ronny Delrue. Aux branches s’inclinant en état de mort anormale répond une série de dessins récents. Dans l’espace initial de la galerie, Delrue poursuit son cheminement graphique autour de la figure humaine omniprésente, pensée et accomplissement immédiat du trait rehaussé d’aquarelle. Découpages, chaos de corps viennent montrer mouvements, enfermements, cette traque de la pollution mentale qui nous envahit entre lumières et ténèbres. Tantôt cerclée de barbelés voire de traits au scalpel, tantôt en expansion colorée, cette forme d’action/drawing est essentielle pour comprendre le langage artistique et philosophique de Ronny Delrue, enchevêtrement cumulatif du moi et de l’autre. Très présent actuellement dans des expositions à Gand, Bruxelles, Liège, et maintenant à Charleroi avec ces travaux inédits, l’homme-artiste maintient le cap, braquant sa réflexion tant sur les voiles qui obscurcissent le désir que sur les tsunamis qui ravagent nos esprits et notre planète, jusqu’à la gangrène. Prochainement, Flux News portera un regard-bilan sur vingt années de dessins.

Dominique Legrand

Michel Couturier

22 janvier 2020

On the Contemporary/Catania « Rĕlĭquĭae » Alessandro Costanzo / Michel Couturier / Anna Guillot Domenico Mennillo / Zygmunt Piotrowski / Ampelio Zappalorto _______________________________ « Rĕlĭquĭae » il tema della reliquia indagato da sei autori contemporanei testi Luciana Rogozinski, Paolo Emilio Antognoli 27 gennaio — 13 marzo 2020 Opening h 18.30 Alessandro Costanzo / Michel Couturier / Anna Guillot / Domenico Mennillo / Zygmunt Piotrowski-Noah Warsaw / Ampelio Zappalorto La mostra ‘Rĕlĭquĭae’ apre il 27 gennaio in concomitanza con la Giornata internazionale di commemorazione in memoria delle vittime della Shoah. ‘Caedis reliquiae’, i sopravvissuti al massacro (“Ab Urbe Condita”, Tito Livio), una sezione del progetto costituita dal documento video Birkenau Nachtkampf di Zygmunt Piotrowski, ne rappresenta la parte più toccante. Ma il progetto ‘Rĕlĭquĭae’, con opere di Alessandro Costanzo, Michel Couturier, Anna Guillot, Domenico Mennillo, Zygmunt Piotrowski-Noah Warsaw e Ampelio Zappalorto, incentrato in senso lato sul sacro – in particolare sulla specifica dimensione laica – per questi artisti si configura come il segmento della personale ricerca filosofico-esistenziale ed estetica maggiormente caratterizzato da un carattere etico. Si tratta di artisti eterogenei dal punto di vista dei linguaggi e dei contenuti, sotto il profilo generazionale e della provenienza geografica. Alessandro Costanzo lavora sulla metafora del divenire dell’esperienza e dell’attività creativa (installazione e fotografia) riferendosi allo scorrere delle acque. La complessità dei contenuti del ciclo installativo « Je Suis » – da cui è tratto il dittico in mostra –, le ambiguità sottili e ricercate unite alla visione progettuale e alla perizia esperienziale che permea il suo lavoro, fanno del giovane Costanzo un artista già pregno. Il belga Michel Couturier, impegnato nello scandaglio sensibile e arguto dei luoghi, trae dal personale reliquiario profano visioni di quasi-relitti dello scenario urbano. Nel caso della presente mostra però i segni oro su carta sono riferiti al mito di Proserpina e allo spirito dei luoghi di Sicilia. Anna Guillot insiste sull’oggetto come reperto, e sul libro che lei stessa decostruisce e sublima, in un rimando tra negazione concettuale e frammentazione materiale, di ambiguità giocate tra il porre e il trasporre (gli oggetti, quanto se stessa). Domenico Mennillo esprime uno stadio cruciale della sua complessa speculazione filosofico-poetica multidisciplinare, fra teatro ambientale, architettura, parola e arte. Il polacco Zygmunt Piotrowski-Noah Warsaw, la cui operazione estetica ricerca una nuova disciplina nell’arte dell’immagine sacra, conia la dicitura inedita per la storia dell’arte, quella di « icona performativa”. Nel campo dell’esplorazione di ulteriori possibilità della performance, come ricerca del sacro attraverso la creazione artistica, la sua operazione è da porre al vaglio con grande attenzione. Ampelio Zappalorto traduce da tempo in forma oggettuale un grumo misterioso e problematico sul tema del doppio, con la forza dell’ironia che caratterizza il suo lavoro, qui per « Rĕlĭquĭae » però traslata in una morigerata forma poetica. Molto c’è da dire e molto è stato scritto sulla complessa relazione e sul contagio tra sfere alte e basse della cultura, tra la cultura d’élite e la popolare, di stampo antropologico. Sullo specifico, un’attenta disamina è quella di Patrizio Peterlini nei saggi « Indici dell’oggetto: opere d’arte, ex voto, reliquiari » e « Il reliquiario contemporaneo. Arte, religione e psicoanalisi » (2008-2012). Considerazioni sull’argomento sono anche quelle di Anna Guillot per un suo progetto analogo (‘Relics’, 2017). Lo scandaglio autorevole che Luciana Rogozinski fa dell’argomento, la sua relativamente concisa analisi teorico-critica, orienta bene la lettura di un tema tanto attuale del contemporaneo quale è quello della reliquia. La mostra sarà accompagnata da un catalogo bilingue editato da Tyche con scritti di Luciana Rogozinski e degli stessi artisti. Un ‘fuori catalogo’ inserito nel volume riguarda il testo in forma diaristica che Paolo Emilio Antognoli ha concepito nel corso di uno studio su James Lee Byars, artista che torna – come è stato per il passato progetto Relics – ad essere trasversalmente presente nella mostra. patrocini Wallonie Bruxelles Comune di Catania Accademia di Belle Arti Catania On the Contemporary Musumeci Arte Contemporanea KoobookArchive Balloon project On the Contemporary Piazza Manganelli 16, 95131 Catania I t. + 39 334 982 1594 m. onthecontemporary@gmail.com web. https://www.onthecontemporary.it/

Tomeu Coll

25 novembre 2019

Floris Hovers

15 octobre 2019

En Piste

Pour la cinquième année consécutive, galeries et centres d’art se réunissent pour exposer ensemble leurs artistes. La Boverie accueillera cette année 31 d’entre eux ! VERNISSAGE Le jeudi 24 octobre 2019 de 18h à 20h30 à La Boverie, Parc de la Boverie 3, à 4020 Liège L’EXPOSITION L’exposition sera accessible librement au public du 25 au 29 octobre 2019, de 10h à 18h (y compris le lundi 28 octobre) www.laboverie.com LES GALERIES PARTICIPANTES Artothèque et Collection artistique de la Province de Liège – Centre Culturel de Marchin – Créahm – Espace 251 Nord – Espace Galerie Flux – Galerie 23 – Galerie CDLT – Galerie Central – Galerie Christine Colon – Galerie Clair Obscur – Galerie de Wégimont – Galerie Jacques Cerami – Galerie Laval – Galerie Le Parc – Galerie Les Drapiers – Galerie Liehrmann – Galerie Nadja Vilenne – Galerie Orpheu – Galerie Satellite – Galerie Triangle Bleu – L’Enseigne – L’Inventaire – La Châtaigneraie – Le Comptoir du livre – Le Hangar – Les Amis de Roger Jacob – Monos Art Gallery – Quai 4 Galerie – Société Libre d’Émulation – Space Collection – Traces Galerie Le Prix de la Création aura lieu parallèlement à « en Piste ! »

VERNISSAGE Le jeudi 24 octobre 2019 de 18h à 20h30 à La Boverie, Parc de la Boverie 3, à 4020 Liège L’EXPOSITION L’exposition sera accessible librement au public du 25 au 29 octobre 2019, de 10h à 18h (y compris le lundi 28 octobre) www.laboverie.com LES ARTISTES SÉLECTIONNÉS PAR LE JURY Paul Mahoux, Alexia Creusen, Martin Chaumont, Laurent Danloy, Grégoire Faupin, Julien Janvier, Mégane Likin, Sarah Minutillo, Andrea Radermacher-Mennicken et Sofie Vangor

Vincen Beeckman

Dans le cadre de la photo Marseille 2019

Le 5 novembre 2019 à 18h30 En parallèle de son exposition à la Friche, Yohanne Lamoulère – artiste de la Bande – invite le photographe belge Vincen Beeckman à rejoindre les murs du ZEF pour une exposition évolutive ponctuée tout au long de l’année de moments publics autour de la photographie. Basé à Bruxelles Vincen Beeckman intègre les univers qu’il rencontre et qui le touche dans sa pratique. Collaborant le plus souvent et intensément possible avec ceux qui peuplent ses images il peut en devenir le modèle ou former avec eux un duo de raconteurs d’histoires. Immergé dans des groupes il peut se positionner comme fil conducteur d’une collection photographique qui se constitue. Par exemple, lors du projet Cracks avec des appareils photo jetables et les sans-abris de la gare centrale de Bruxelles. Ses travaux ont comme axe principal la fragilité de la vie humaine et l’énergie positive qui peut y être décodée ou injectée. Également concepteur de projets décalés tels que La Fusée de la Motographie ou La Pêche aux Canards Belge (Arles, 2019), le photographe sait aussi s’éloigner de l’image et assembler des récits mythiques ou réalistes via d’autres médiums tels que le son, le texte, la confection de confiture ou les thés dansant… Autre aptitude particulière : fan de mini-golf !

Roger Ballen et Ronny Delrue .The Theatre of the Ballenesque // Correspondances

11 octobre 2019

De novembre 2019 à mars 2020, la CENTRALE for contemporary art propose deux expositions originales et singulières : Roger Ballen – The Theatre of the Ballenesque et Correspondances, un dialogue inédit entre Ronny Delrue et Roger Ballen. The Theatre of the Ballenesque, première exposition d’envergure à Bruxelles consacrée à Roger Ballen, rassemble des photographies, des vidéos et des installations in situ, et mêle également des interventions graphiques de l’artiste. Roger Ballen est l’un des photographes les plus importants de sa génération. D’origine américaine, il vit et travaille en Afrique du Sud depuis plus de 30 ans. Son travail a été exposé à la Tate Britain (UK), au Rijksmuseum (NL), au MoMA (New York, US) et au Museum Dr. Guislain (Gand, BE), etc. L’exposition conçue pour la CENTRALE propose une immersion dans l’univers original de l’artiste. The Theatre of the Ballenesque invite le visiteur à un voyage, de sorte à pleinement pouvoir vivre l’expérience de toute la richesse et de la densité de ce travail complexe, explorant les méandres de l’esprit humain. Diplômé en psychologie, puis en géologie, c’est finalement par le biais de la photographie que Roger Ballen a décidé de descendre dans les profondeurs de l’être. Ce qui en refait surface sont les composants qui, sous la main impulsive et l’œil méthodique de l’artiste, deviennent les éléments d’un vaste théâtre de l’absurde : le Ballenesque. Cette exploration de l’inconscient est aussi à l’origine de l’exposition Correspondances dans laquelle l’artiste belge Ronny Delrue présente ses photographies, en dialogue avec celles de Roger Ballen, rehaussées de ses dessins et des photomontages des deux artistes. Les deux projets à la CENTRALE s’accompagnent de collaborations inédites avec des institutions belges majeures : l’Ancienne Belgique et le S.M.A.K. (Gand). Dans le cadre des quarante ans de la salle de concert de l’Ancienne Belgique se tiendra ainsi le concert du groupe sud-africain de renommée internationale Die Antwoord, avec qui Roger Ballen collabore régulièrement, entre autres pour le vidéoclip I fink U freeky, visionné des millions de fois sur le net. Roger Ballen intervient artistiquement sur la performance du 25 novembre 2019 de Die Antwoord à l’AB. L’exposition Correspondances de Ronny Delrue, présentée en parallèle au S.M.A.K., comporte également des collaborations avec Roger Ballen. Atonement, 2019 © Roger Ballen, in collaboration with Ronny Delrue and Marguerite Rossouw INFOS PRATIQUES Roger Ballen – The Theatre of the Ballenesque Commissariat : Carine Fol & Stéphane Roy Ronny Delrue – Roger Ballen – Correspondances Commissariat : Carine Fol & Philippe Van Cauteren En collaboration avec le S.M.A.K. Vernissage : 13.11.2019 Exposition : 14.11.2019 > 14.03.2020 CENTRALE for contemporary art Place Sainte-Catherine 44, 1000 Bruxelles MER > DIM 10:30 > 18:00 ———————————————————— Correspondances, en parallèle au S.M.A.K. Vernissage : 25.10.2019 Exposition : 25.10.2019 > 19.01.2020 S.M.A.K. Jan Hoetplein 1, 9000 Gand MAR > VE 9:30 > 17:30 SA > DIM 10:00 > 18:00 https://smak.be/ ———————————————————— Concert Die Antwoord 25.11.2019, 20:00 Ancienne Belgique Boulevard Anspach 110, 1000 Bruxelles https://www.abconcerts.be/

.Correspondances | Dialogue avec Ronny Delrue S.M.A.K. DU 26 10 2019 AU 19 01 2020

Ces dernières années, Ronny Delrue a correspondu avec ces cinq artistes: Martin Assig (Allemagne), Salam Atta Sabri (Irak), Roger Ballen (Afrique du Sud), Sanjeev Maharjan (Népal) et Mithu Sen (Inde). Le dialogue par l’image avec Christine Remacle (Belgique), mené dans le cadre de Brugge 2002 à l’occasion du projet Kanttekening, peut être considéré comme le germe même de Correspondances. En se basant sur des échanges qui prennent la forme de dessins, de fragments de lettres et de collages notamment, cette exposition n’explore pas seulement la rencontre entre des artistes aux origines géographiques et aux attitudes culturelles différentes. L’œuvre de Delrue s’approche également en partant d’une nouvelle perspective. Ronny Delrue (°1957, Heestert, habite et travaille à Gand) est peintre, mais il est avant tout un artiste dont l’activité principale est le dessin. Dessiner est pour lui un mode de réflexion, une façon d’être. Le S.M.A.K. présenta une sélection de ses dessins en 2005, à l’occasion de la publication de Dagboeknotities (Ludion, 2005). Mais avec Correspondances, l’attention glisse de la manière obsessionnelle de dessiner de l’artiste à sa rencontre avec l’autre. Le choix se porte volontairement sur l’envoi de lettres par la poste au lieu d’expédier des documents rapidement scannés par la voie digitale. Correspondances est une ode à la lenteur et un hommage à l’acte humain où l’imaginaire devient la langue de la rencontre. L’exposition présente une sélection des lettres échangées entre les six artistes, complétée par des œuvres de Ronny Delrue. Elle peut être vécue comme un voyage où l’idée de l’artiste en tant qu’individu se ‘dissout’ d’une certaine manière dans un processus de cocréation entre le document et l’œuvre d’art, entre l’art et la vie. La Centrale à Bruxelles présente également les expositions Roger Ballen – The Theatre of the Ballenesque et Ronny Delrue – Roger Ballen – Correspondances du 14 novembre 2019 au 14 mars 2020.

https://smak.be/fr/exposition/21799