Actualité

Vincen BEECKMAN

20 août 2022

https://prixelysee.ch/nomine/vincen-beeckman

Michel Couturier

No Wind Today

Iris Hutegger

Galerie Esther Woerdehoff, Paris & Genève
25.08.2022 – 24.09.2022

Vernissage / Opening 25.08.2022
17:00 – 20:00

GALERIE ESTHER WOERDEHOFF
Rue M.-Dellenbach 3, 1205 Genève, Suisse
Galerie Esther Woerdehoff

Press release _ engl.
Dossier de press _ fr.

Iris Hutegger, analogue photography, silver gelatin print, thread

Michel Couturier

26 avril 2022

ON THE CONTEMPORARY

IN THE GARDEN

Palazzo Mazzone Alessi, 95100 Caltanissetta, IT

https://www.onthecontemporary.com

+39 338 403 8060

“Systema Naturæ #1”

Francesco Balsamo,Zaelia Bishop, Salvatore Calì, Michelangelo Consani, Alessandro Costanzo, Michel Couturier, Anne-Clémence de Grolée, Filippo La Vaccara, Simoncini.Tangi, Silvano Tessarollo, Nina Röder, Caterina Sbrana, Elham Shafaei.

da un’idea di Anna Guillot

coordinamento Emanuela Nicoletti

testi : Carl von Linné, Polo Emilio Antognoli, Anna Guillot, gli artisti.

in collaborazione con KoobookArchive

catalogo Tyche

opening sabato 23 aprile h 19

23 aprile 30 giugno 2022

La mostra Systema Naturæ #1” è un momento di indagine che On the Contemporary —in the Garden rivolge alla natura. Ne sono interpreti Francesco Balsamo, Zaelia Bishop, Salvatore Calì, Michelangelo Consani, Alessandro Costanzo, Michel Couturier, Anne-Clémence de Grolée, Filippo La Vaccara, Simoncini.Tangi, Silvano Tessarollo, Nina Röder, Caterina Sbrana ed Elham Shafaei.

Il “Systema Naturae — per Regna Tria Naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis”di Carl von Linné fu pubblicato in prima edizione all’inizio della permanenza del naturalista svedese nei Paesi Bassi (1735-1738). L’opera descrive a grandi linee le idee dell’autore circa la classificazione gerarchica del mondo naturale, dividendolo in regno animale (Regnum animale), vegetale (Regnum vegetabile) e minerale (Regnum lapideum). In tale quadro la classificazione degli animali incluse tra i primati fin da principio l’uomo (come Anthropomorpha).

Altrettante distinzioni e classificazioni “secondo le classi, gli ordini, i generi, le specie, con caratteristiche, differenze, sinonimi, luoghi”vengono effettuate dai 13 artisti, che le hanno tradotte in opere e declinate, anche attraverso la redazione di appropriate schede, per un progetto articolato, concepito da Anna Guillot appositamente per la casa-giardino On the Contemporary di Caltanissetta.

Video, sound, fotografia, forma libro, media diversi inclusi i tradizionali, questi i formati dei lavori, nell’intenzione sottesa di cogliere le molteplici relazioni che la natura pone con il presunto “soggetto prevalente”, ormai divenuto “dominante”. Protagonista talvolta esplicito altre non dichiarato, l’uomo tesse e definisce, nell’attuale occasione come nella realtà corrente, le coniugazioni del proprio esistere rispetto a un habitat complesso la cui riconsiderazione (rideterminazione) non è rinviabile.

A conclusione del ciclo di mostre, un catalogo editato da Tyche raccoglierà stralci di testi di Carl von Linné, riflessioni critiche di Paolo Emilio Antognoli, appunti di Anna Guillot e degli artisti.

La forma libro, presente nel progetto, deriva da una ricerca congiunta con l’archivio Koobook.

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On the Contemporary

95131 Catania IT, Piazza Manganelli 16

e-m: onthecontemporary@gmail.com

https://www.onthecontemporary.com

t. +39 338 403 8060 +39 347 663 5407

ufficio stampa: koobookarchivelab@gmail.com

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visite su appuntamento

iris hutegger

23 août 2021
  Sur le fil du temps   Iris Hutegger & Xavier Dauny   26. 8. – 7.10.2021   Vernissage: Jeudi 26 août 2021, de 18 à 21h
 
Galerie Esther Woerdehoff
36 rue Falguière, 75015 Paris

www.ewgalerie.com
 

FANTASIA

2 août 2021

17 juillet 2021

David Martens, « Une exposition de photographies inspirée par la littérature. Philippe Herbet, Ivan Tourgueniev et les avatars de ses héroïnes », dans L’Exporateur. Carnet de visites, Jul 2021.
URL : https://www.litteraturesmodesdemploi.org/carnet/une-exposition-de-photographies-inspiree-par-la-litterature-philippe-herbet-ivan-tourgueniev/,

Michel Couturier

2 novembre 2020

Cela fait vingt ans que Michel Couturier (1957) arpente et questionne les paysages (péri)urbains, tissant des liens entre passé et présent, entre traces mythologiques et signes contemporains. De la photographie, il a lentement dérivé vers la vidéo et le dessin, offrant à travers ses expositions de voyager entre les médiums pour (se) raconter une histoire à la fois spatiale et sociologique, matérielle et poétique. Mais d’une poésie âpre, rude : celle de lieux que Couturier estime inhabitables, à la rencontre desquels il se rend pour tenter, malgré tout, de voir comment on les occupe, comment on y vit. Parkings de supermarchés, ports industriels : des lieux à visée utilitaire, construits de manière totalitaire où les rares silhouettes humaines présentes apparaissent perdues, écrasées dans l’immensité. Les ports ont fait irruption dans son œuvre quand l’artiste bruxellois vivait à Lille il y a quelques années. Des premières explorations à Calais et Douvres, il s’est ensuite rendu en Sicile, abordant en creux la question migratoire mais aussi celle de l’industrie pétrochimique, du commerce, de l’Antiquité grecque et romaine. Observateur silencieux, il se fait le plus discret possible : « Il est interdit de filmer dans les ports et obtenir une autorisation est impossible. Je dois me cacher » raconte-t-il. SURGISSEMENT(S) Après une exposition au Musée de la photographie à Charleroi en 2015, un livre chez ARP Éditions et la présentation d’Un royaume sans frontière en 2018, la nouvelle exposition présente chez Jacques Cerami cet automne explore le béton armé : trois immenses photos tirées sur bâche et sept grands dessins réalisés en 2020 occupent les cimaises de la galerie et d’un second espace – brut et vaste – tout proche. « J’ai entrepris de dessiner des fers à béton au pastel sec, raconte l’artiste qui, depuis onze ans, pratique en parallèle différents médiums : À travers le dessin, je cherche des formes, des détails pour révéler, découvrir, faire surgir une trace du passé, une origine, une filiation ou un signe du présent. Quelque chose qui se manifeste dans des détails petits ou grands, que je reproduis ensuite sur papier. C’est assez intuitif… » Évoquant aussi bien Walter Benjamin que le cinéma de Jean Eustache ou John Cassavetes, Michel Couturier revendique une filiation avec cette pratique filmique – issue de la Nouvelle Vague ou du documentaire – relevant de l’expérience du réel où tout n’est pas maîtrisé : « Des blocs de réalité peuvent surgir, à la fois dans l’image et dans ma manière de faire. Mon travail va vers quelque chose d’assez pur – comme un tableau relatant une histoire intemporelle – mais reste accroché à une expérience – la photo comme acte –, est débordé par le monde dans lequel on vit. » Ce qui intéresse Couturier, ce n’est pas seulement la reproduction d’une idée mais un processus, un protocole d’expérience qui raconte une histoire à travers des œuvres, des matières – bâches, dessins, craie sur papier – et des couleurs – noir, or, argent. « Ce que les œuvres représentent est à la fois tout à fait identifiable et en même temps méconnaissable : les cailloux ne sont pas des cailloux, les pylônes et les enseignes suggèrent des arbres et des forêts, les parkings nous parlent d’incommunicabilité, d’aliénation. Les ports et les paysages de voyage réfèrent aux échanges, aux flux migratoires, aux rencontres et aux tensions entre les cultures », explique Rosa Anna Musumeci à son sujet. Têtes de Gorgone ou autres créatures mythologiques transformant magiquement les vestiges post-industriels de notre monde contemporain, les fers à béton d’un noir pur surgissent silencieusement sur la feuille, n’ayant que leur présence mutique, entière, atemporelle, d’une franche beauté, pour s’ériger et exister. ALIÉNOR DEBROCQ . Exposition du10 oct au 14 nov 2020

Le Soir MAD MERCREDI 28 OCTOBRE 2020

Michel Couturier

Occupant les deux espaces de la galerie, Michel Couturier y déploie sans redondances ni répétitions un solide et percutant travail autour de ce qui nous environne, nous contraint, qu’il s’agisse des murs de béton ou des signaux routiers, nouvelle forme d’arborescence dans l’espace. L’artiste vit à Bruxelles et son travail serait, en exagérant quelque peu, un ouvrage conceptuel ouvertement perceptible sans explications, puisqu’il s’intéresse de près à ce qui trame notre quotidien hors notre zone de confort. De plus petites pièces, photos, fusains et peintures, cernent d’emblée le site opératoire des inspirations de Couturier. C’est à voir et réfléchir en l’espace traditionnel d’un Cerami qui, pour expérimenter l’amplitude du propos de l’artiste, l’a aussi installé, en plus directement monumental, dans le local industriel attenant à la galerie et à la trattoria “Sotto il ponte”, haut lieu de gastronomie italienne porté par toute une famille enthousiaste. Toutes techniques Toutes techniques au rendez-vous de ses mises en exergue, Michel Couturier s’exprime par la peinture aussi bien que par la photographie, par le dessin et par une projection (certaines vidéos) qui induisent du visiteur qu’il considère de plus près, plus personnellement en somme, ce qui se trame à ses dépens dans l’espace public. Les techniques précitées visent en fait plus large encore, puisqu’elles s’affirment en relation parallèle avec la sculpture et l’architecture de l’espace qui nous est commun dès lors que nous sortons dans la rue. Michel Couturier agit en sorte de rapporteur d’espaces communs qui ne sont pas sans nous impliquer par rapport à des espaces tout aussi publics que nous avons pu connaître et qui ne sont plus. Il y a chez lui un travail d’archéologue de la pensée sousjacent aux explorations spatiales très actuelles. Béton en ruine… “Du béton armé réduit en ruine. Quelques débris se dressent encore au milieu des gravats. On peut y percevoir des formes vivantes, végétales, animales voire humaines ou des spectres qui viennent hanter l’ici et le maintenant”, écrit-il. Et de poursuivre : “Des cités dévastées puis reconstruites…” Et il cite Messine et ses mythologies réduites… à peu de choses. Mais pas pour autant enfouies dans le temps, quand la mémoire veille. De puissants fusains rythment l’espace. D’apparence informelle, ils relayent ces fers à béton d’espaces architecturaux laissés à l’abandon. Le noir profond du médium tranche dans le vif, crée des émotions. Il y a aussi des peintures, qu’on jugerait abstraites et sont au contraire des morceaux d’épaves brossées à l’or ou à l’argent… Et, dressées en diagonale du lieu industriel, d’immenses photographies sur bâches nous rappellent que le béton, le fer, nous cernent de partout. Du carrefour voisin au port de mer ! Roger Pierre Turine U Parution : “Through the booking Glass, par Michel Couturier (en français). Édition Michel Couturier, ARP2 et MER Paper Kunsthalle (Gand) avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Roger Pierre Turine. Exposition du 10 oct au 14 nov 2020

LA Libre Belgique arts numero 42

Michel Couturier

Sommes-nous armés pour le béton ? Indubitablement, car nos yeux ne perçoivent plus ces structures qui opèrent à leur guise. Elles nous contrôlent avec notre assentiment, faisant ressembler le monde à un labyrinthe froid et désolé. Il nous faut donc le travail d’un voyant pour que nous nous arrêtions sur ce qui nous arrête. La nouvelle exposition de Michel Couturier (Liège, 1957) à la galerie de Jacques Cerami embrasse cet environnement calcaire figé dans lequel l’être humain semble toujours de trop. Ce paysagisme à la fois déprimant et opprimant, le plasticien l’exprime selon deux modes de représentation -le dessin et la photographie- qui se parlent. On retient en particulier les dessins sur papier au pastel sec. Ces grandes compositions de 2 m sur 1,25 m figurent des pylônes d’où affleurent de suppliantes tiges de métal. Ces masses d’outre-noir que prolongent des ramifications-moignons se découpent sur des fonds gris travaillés au chiffon et à la main qui laissent entrevoir des empreintes de doigts (une rassurante généalogie). Totalement muets -ils ne font valoir aucun titre, ne se revendiquent que d’une technique-, ces volumes douloureux hurlent pourtant l’absurdité du monde. En les voyant, on ne peut s’empêcher de penser à Alberto Giacometti, qui en 1961 avait conçu un arbre semblablement atrophié pour l’existentiel décor de En attendant Godot, la pièce de Samuel Beckett. Il reste qu’avec ces agencements calcifiés et calcinés, Couturier laisse planer un doute salutaire, celui d’une bouffée d’oxygène aux contours d’utopie. Pour ce faire, le plasticien ayant représenté la Belgique à la Biennale de Venise (1986) renvoie le regardeur vers La Maman et la Putain de Jean Eustache en suggérant la possibilité d’un avenir alternatif. Et si ces colonnes fissurées étaient la vision d’un monde ultérieur en passe de se débarrasser de sa gangue concentrationnaire ? l M.Verlinden….Exposition du 10 oct au 14 nov 2020

Le Vif Focus numero 44